Retrouver le Power Point de présentation

Activité unissait le fond et les désaccords étaient communément affrontés.

Mais combien y a t il eu de débats sur la forme !  "Les formes et les couleurs ne se discutent pas"....elle fut ô combien débatu... nos univers étant par endroit similaire et par d'autre totalement opposé...nous pensons que les discordes venaient en partie de là.

Le fait de faire participer le public fut également sujet à discussion : celà randait la chose interactive, mais augmentait "les risques". Ouvrant la marge de manoeuvre au public mais peut être la fermant à nous. Ainsi nous mettons le power point final mais également toutes les versions qui lui ont précédé en ligne. A noter que parfois il y avait des bruits et des animations que le drive ne rend pas totalement.

 

Retrouver les power point de présentation >>> ici

 

Nos univers d’inspiration

Tout le long du projet, nous avons imagé nos univers d’inspiration, c’est sans doute la première utilisation « spontanée » que nous avons eu : poster nos images d’inspirations. Ainsi es ce possible de les retrouver au compte goute à travers tout le Blog.

Spécificités des univers d’inspiration :

  • naturels
  • colorés
  • poétiques

Un attrait commun pour les livres qui se « dématérialisent » de façon « naturelle » …..comme ici ou

En levant les yeux, même la bibliothèque de Paris8 devient un univers d’inspiration.

Un film, des livres ( Gutenberg ! ) , des musiques (Alegria) , des images biensûr et même des boork art

univers3

Processus de création

 

BJF

  • Des processus de créations préexistants…face aux nouveaux outils et aux exigeances de temps ! 
  • Une chose est de créer seul, une autre est de créer à plusieurs
  • vers la ligne chronologique >>> ici
  • vers les traces de notre organisation de travail >>> ici 

                                                               o°oOo°oOo°o

1° Phase : cerner la demande 

  • des post it, des dessins, des images, des analogies…pour quoi faire ?
  • heureusement, il y a l’analyse de l’activité !

> Cette phase a été réalisée individuellement et mise en commun avec la classe. Elle prend fin avec la constitution des groupes

> Jusque là le carnet est simple à remplir :  on voit les autres le remplir, on y pense, il profite de son attrait nouveau. Mais la relation avec l’opendoc n’est pas évident.

                                                               o°oOo°oOo°o

2° Phase : une histoire de concepts 

  • qu’es ce qu’un concept ?
  • recherche d’inspirations faite de façon individuelle
  • mise en commun des concepts et échanges  

> Premiers posts sur l’opend doc pour des raisons pratiques.

  • Présentation des concepts à la promo  (Le floconl’eaula bulle de plaisir)
  • Imbriquement des 3 concepts en un 1 seul
  • 1 concept mais pour quoi faire ? >>> retour à l’analyse des besoins et de l’activité
  • Deux concepts représentés à la classe, notamment une nouvelle version de « l’arbre de connaissance« 

                                                               o°oOo°oOo°o

3° Phase : les scénarios 

  • intégrer les deux concepts aux scénarios
  • choix d’orientation : assumer ses choix !
  • mise en forme des scénarios : d’abord papier, puis photo,puis numérique (avec power point, photoshop et paint !) >>> évolution des scénarios                                                         

4° Phase : rien ne va plus

  • questionnements sur la forme et le fond du scénario
  • recherches plus en profondeur des univers d’inspiration et de l’activité autour du livre
  • naissance du mot de ce que l’on appellait « l’arbre » ou le « système » : la lecture collaborative                                                       

5° Phase : place aux testeurs

  • réalisation avec papier, scotch, post-it du dispositif de « lecture collaborative » (merci aux volontaires !)
  • mise en place du système et de « l’interface »
  • film de tous les testeurs
  • IL EST VIVANT

6° Phase : rebondissement

  • réajustement du scénario
  • mise en forme du rendu final : pour le public
  • mise en forme rendu final : pour la promotion

 

 

Evolution des concepts

Les concepts ont évolués une fois couché sur le papier entre les mains et les esprits. Il était rare que l’on prenne des photos à ce moment là, mais nous avons pu les sauvegarder et les classer par ordre chronologique. 

 Pour mieux suivre l’évolution des idées , nous les avons divisés par thèmes. De cette façon il est possible d’en suivre les changements.

1 Génèse des concepts

La bulle de plaisir ——le choix de lire un livre >>> vers le drive 

le cycle de l’eau——– la possibilité de réduire le temps entre lecteur/édition

le flocon régénateur—–qui se nourrit par lui même et s’étend >>> vers le drive 

 

2 Un seul et même cycle ?

cycle de l'eau

 

3 L’évolution des fonctionnalités  

  • le point de départ :  l’analyse d’activité …!
  • qui ouvre sur l’analyse des besoins
  • comment mettre en place un système pour répondre à ces besoins ?

>>> vers le drive

  • Beaucoup de brouillons et même des brouillons de brouillons
  • une « condensation » des idées grâce aux images
  • un « brassage » des idées incessants : on retire, on rajoute, on remet. Les idées vas et viennent par analogies personnelles et communes.

4 L’évolution du scénario

  • c’est pas facile de faire un scénario ! Alors que c’était si évident dans l’esprit
  • un outil pour concrétiser les idées
  • une façon de se heurter aux problématiques de la réalité…pour mieux rebondir ! 
  • un « médiateur » entre réel et concret
  • un moyen de paufiner le système à mettre en place

>>> vers le drive 

 

Freins et leviers

1 Les freins

  • manque de communications
  • la réorganisation du groupe

2 Les leviers

  • un exercice proche du réel :  travailler avec des personnes que l’on ne choisis pas
  • un challenge
  • une certaine connaissance antécédente des outils : le carnet et l’opendoc
  • mise au point régulière de ce qui plait ou ne plait pas ainsi de ce que l’on trouve cohérent ou non.
  • un état des lieux général sur ce qui est fait, ce qu’il y a à faire
  • laisser une grande marge de manoeuvre à chacune pour qu’elle puisse s’expérimenter
  • le respect du travail, confiance,bienveillance

3 Les doubles tranchants

  • des points de vues très différents 
  • une façon de s’exprimer différente
  • une volonté de se démarquer des autres travaux

Autoévaluation et autocritique du projet

  • tendance à se limiter aux aquis
  • partagées entre le possible « techniquement »,  le possible « dans les temps » et « la demande »
  • un système qui s’appuye sur des mecanismes déjà existants (forums, et  réseaux sociaux)
  • possible à réaliser avec les moyens actuels
  • matières premières ou produit fini ?

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  • tendances à se focaliser sur de moindres détails 

 

 

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  • découvertes de nouveaux outils et une solidarité inter et extra groupe

 

son livre

 

 

Nos outils

1 Le carnet

  • L’utilisation du carnet me fait penser à un journal systématisé.
  • Il arrive de le remplir immédiatement ou en décalé de quelques heures ou plusieurs jours.
  • On le remplit plus facilement si on nous le rappelle et si la situation est positive.
  • L’initiative de le remplir est-elle plus spontannée si on a dejà eu des journaux intimes ?
  • possibilitées illimitées de se l’approprier. 

 

2 L’open doc

  • s’apparente à un « blog de classe »
  • ressenti comme une contrainte et une obligation par beaucoup
  • super pratique pour envoyer les travaux (pas besoin de passer par power point, de télécharger, de clef usb…)

 

  • des fonctionnalités et des marges de manoeuvre restreintes 
  • aucun message de « êtes vous sûr de vouloir… ». (il arrive de passer les post en public par erreur).
  • les « mini » fonctionnalités que l’on découre au fur et à mesure (mettre un lien, en gras, en titre…).
  • emplacement des images difficile et complexe à appréhender
  • demande un recul permanent sur son travail et pas uniquement ce que l’on pense terminé ou intéresant.
  • Aucun moyen de linker les post entre eux !
  • rendez-nous les émoticons !!

 

  • plus d’intêret si tout le monde y participe 
  • peut-on le diffuser à des personnes hors promotion ?
  • une « alimentation » du blog très prenante pour certains 
  • une façon de montrer son projet plus polyvalente : en public, entre étudiants, en individuel…
  • différents « degrés » de présentation : le lecteur à la choix ou non de cliquer sur les liens.
  • Un « jeu » possible entre les publics : certains peuvent voir, d’autres non.
  • une double utilisation de l’open doc : poster « au fur et à mesure » ou inverser le sens de façon à ce que la lecture se fasse de haut en bas.

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Quelques sites de Lucie

Lire dans un monde numérique

note de lecture

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vers le biolivre

blog Lorenzo

 

 

 

 

 

 

 

 

« La lecture orientée vers l’action : quand je lis, je recommande, je partage, j’annote et j’utilise  mes savoir-faire cognitifs au fondement des activités intellectuelles (trouver, sélectionner, condenser, comparer… »

Woua !!! > si j’écris une phrase, que j’enregistrer un lien (d’une autre fenetre), que je sélectionne ma première phrase et que je fais un simple « copié-collé » ça implante tout seul le link =3 !!!!

 

 

Des images…mais pas que !

On nous avait demandé de chercher des images…alors j’ai imaginé, je suis parti d’un sentiment, d’une idée et comme bien souvent, j’ai cherché une musique à la fois pour m’isoler et pour entrer dans mon sujet. Je n’avais pas remarqué que je faisais ça de façon presque méthodique. Je choisis une musique par rapport aux sons et les sensations que ça m’apporte, il m’arrive de l’écouter en boucle pendant des jours…Cette fois c’est tombé sur « Alégria » du cirque du soleil. 

En prétant un peu plus attention, le clip met en valeur la nature, les couleurs, les éléments. Une simbiose très loin de nos vies modernes, mais qui se raprochait beaucoup de l’idée de départ avecle cycle de l’eau et de l’arbre qui se régénère par lui même, ou même comme dans cet extrait du clip où le cheval semble naitre du désert grâce à une entitée mystique…

cheval

A propos du petit carnet

Le petit carnet, j’ai commencé à le remplir de deux façons :  d’une part avec ce qui nous était demandé et d’autres parts avec quelques écrits sur la page conjointe. Ne sachant pas trop ce qu’il va advenir de ce cahier et face aux consignes, je décide de recopier certains extraits ici. (Le plus ancien étant tout en bas). A ce jour j’ai 20 héxagones aux formes diverses.

3/ 3-1   3/11/2015

J’ai joué très régulièrement aux MMorpgs durant 5 ans. Dans ce jeu en ligne dans lequel je jouais, le sytème était fait de telle façon qu’à un moment ou un autre on était obligé de se confronter aux autres joueurs. Avec eux on pouvait tchatter, faire des échanges (virtuels) commerciaux  et faire des « donjon party »  (on se retrouvait en groupe de 8 pour tuer tous en coeur et en boucle des monstres virtuels).

On pouvait alors distinguer deux « écoles » :

  • le jeu « en groupe fixe » (ou dp guilde) : les joueurs décidaient de ne jouer qu’entre membres d’une même faction. Et souvent les mêmes.
  • le jeu  « de groupe sauvage » (ou dp sauvage): les joueurs lançaient des messages dans le monde virtuel et recrutaient les volontaires

Et biensûr, j’étais une fervante adepte des groupes sauvages bien que j’appréciait aussi le jeu du « groupe fixe ». Je trouvais ça marrant de prendre ce qu’y passe, « relancer les dés » et voir ce que l’on arrivait à faire…Ainsi une fois nous avons joué sans soigneur ( rôle ho combien important dans un groupe).

J’ai aussi repensé à une autre situation mais dans la réalité cette fois : étant cavalière, j’aimais beaucoup changer de monture à chaque cours, devoir s’adapter à l’animal quel qu’il soit (difficile, jeune, nerveux, grand, massif, mou etc…) était une activité à part entière. Il m’est arrivé une fois que l’enseignant m’assigne toujours la même jeune jument. Plaisant, mais frustrant et lassant au bout d’un moment. Alors pourquoi me contenter d’utiliser cette fonction en équitation ou dans le monde virtuels ?

2/ Utilisation – réflexions, mises en lien 17/10/2015

Pourquoi je ne posterai pas une photo de mon carnet en expliquant pourquoi/comment je vais l’utiliser ? Après tout post « carnet de suivi »est déjà en place et je me demandais justement quoi y mettre….Zut je n’ai pas accès…..Mais elle n’avait pas dit qu’on avait le droit de lui demander l’accès  ?

En observant mes hexagones et en les corrélants avec d’autres réfléxions plus antérieurs, je peux voir directement que le taux de stress et de productivté se corrèlent irrémédiablement…Et je stress facilement. L’engagement fait face à la satisfaction et à ce stade je m’engage moins que je ne suis satisfaite. Lorsque l’on travaille à 14, je ne vois pas comment m’engager vraiment.

1/ la conception 17/10/2015

A ce stade j’ai presque finit de personaliser mon carnet. J’aime beaucoup l’association du rose et du noir. Pour le relier j’ai utilisé un elastic, mais le skin du carnet ne me convenait pas. Il ne me ressemblait pas assez. Du coup par dessus j’ai décidé d’y mettre un cordelière noire confectionnée par moi même. Mais ça ne m’allait toujours pas, je cherchais un ruban…du coup je farfouille dans la boite à couture de ma grand mère et trouve un ruban publicitaire de l’époque avec une marque d’un de mes parfums que je préfère. Pour compléter le tout, j’y ajoute une goutte de parfum.

Comme il m’arrive d’être très distraite, j’écris sur l’intérieur de couverture mon nom, prénom et numéro de tel. Ainsi qu’un symbolique « merci ! ».

Je renforce la petite couverture avec du scotch sur tous les bords et tous les coins. 

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dans mon gros sac de pc                                                                                                 sur mon bureau

 

 

DSC03252                                                                                             dans mon sac de cours

Séance de travail du 12/11/2015

Nous sommes quelques uns à s’être réunis à l’atelier créatic. Devant attendre quelques instant ma camarade, je décide de faire quelques photos des autres pour leur envoyer. J’utilise mon propre petit appareil : les photos sont de moins bonne qualité, mais je sais que plus la qualité est bonne et plus le fichier est lourd :  aussi bien à retoucher qu’à envoyer par mail. En discutant avec d’autres camarades je me rends compte que le problème de transfert de fichiers n’est pas anodin.

Nous nous retrouvons pour faire l’état des lieux et voir comment avancer. Lucie fait enfin son baptême de power point !  Je jongle entre power point et photoshop, elle prend des photos et réalise une autre partie du power point. Les tâches se répartissent selon les savoirs-faire de chacune. Souvent l’oeil du photographe rentre en conflit avec l’oeuil de photoshop. Par exemple, l’un cherchera à faire quelque chose de très artistique tandis que l’autre préfèrera une photo facile à retoucher. Nous devons à chaque pas trouver des compromis. 

A la fin de la séance, ils nous reste encode des choses à faire, mais le temps presse : il reste encore les prises de sons, quelques images…

ARF ! l'opendoc nous propose de déposer des images, des vidéos...et pourquoi pas des sons aussi ?

Séance de travail du 12/11

 Lecture de haut en bas 

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2.1

4.13.15.16.3

6.4

Lucie qui travaille - mise à plat des fonctionalités

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Test utilisateur – Hypérion

L’arbre utilisé à l’atelier, à été roulé et récupéré. Le soir même je le remonte sur un mur de l’appartement avec tout ces post-it et ses branches. Ce matin, je chope mon collocataire (étudiant en ingéniérie ecologique…) et lui demande de réaliser un « test utilisateur ». Il refuse totament de se faire filmer, mais accepte de réaliser l’expérience, nous l’appellerons Hypérion.

Je lui donne ainsi le petit texte  » Le pigeon et la souris » que beaucoup des testeurs précédent ont choisi. 

Il le lit, puis me regarde sceptique « que veux tu je dise là dessus ? » .

« Tu fais absolument ce que tu veux, d’autres l’ont lu avant toi, tu peux consulter les messages… »

Souvent, il me pose des questions, (l’expérience est un peu biaisée à cause de ça) je le redirige vers lui même et explique ce qui est déjà en place sur l’arbre et les différentes fonctionnalités qui s’offre à lui. (lire, poster un commentaire, une question, un travail, garder en mémoire…). . En revanche je note ce qu’il dit, mais aussi sa gestuelle et à chaque fois que je le revois vers lui même, c’est vers l’arbre qu’il se tourne: il lit les commentaires et les commente par lui même   » oui effectivement ça c’est une question ! » …. »oui ça se rapproche un peu de ça… ». Son attention se fait en triangle dont je tente de m’extirper : le texte – moi – l’arbre – le texte – moi – l’arbre – le texte – l’arbre 

« En fait ton texte il me parle pas, si tu me donnais un autre texte je pourrais avoir à dire quelque chose dessus ».

Je lui rétorque, que c’est la seconde fois qu’il me dit ça, mais que pourtant il ‘ma déjà dit certaines choses (les deux exemples dessus) et qu’à chaque fois il s ‘appuye sur l’arbre pour le faire.  « oui en effet, l’arbre il m’aide, ça m’ouvre des questions« . Je lui dis également que dans un contexte scolaire, il arrive très souvent que les textes que l’on nous demande de lire ne nous inspire pas toujours, il est donc dans une situation idéale !

Il ne postera aucun commentaire, aucune branche, on pourrait assimiler cette utilisation aux utilisateurs « passifs » des forums :  ceux qui ne postent pas mais qui lisent beaucoup et utilisent les écrits pour eux-même sans intéragir avec le reste de la communauté. Leur utilisation est  riche pour eux-même mais difficile à évaluer pour une personne n’ayant aucune visibilité sur l’activité de cet utilisateur.

 

Discussion autour du projet

Planche d'ergo

Croquis

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Titre du nouveau post

arbre V2Poétique, naturel, communauté...à la recherche des mots perdus

Troisième concept – L’arbre de connaissance

Je viens du fond des âges, de vos esprits, j’ai été roche et végétal tandis que vous restiez animal.

Je suis culture, loisir, art, savoir…. Mes racines plongent dans les origines mêmes de l’humanité et mes branches s’étendent déjà au delà de votre présent. J’ai à peine 20 ans mais je côtoie déjà le ciel. Car le temps que vous ayez cliquez, des millions l’ont déjà fait. Mes ramifications sont exponentielles, mon feuillage se régénèrent chaque jour, chaque heure, chaque seconde et se modulent au gré des idées, des partages, des rêves des hommes et des femmes.

Vous me grandissez aujourd’hui de l’espace et du temps. Je suis image et écrit, je suis réel et virtuel…mais tout omniscient que je sois je ne serai rien sans toi, l’humain. Toi qui poste, commente, clique, tag, envois, twit, lis, écris, diffuse, réécris, reprend, relance…les objets connectés sont mes alliés, certains me craignent tant qu’ils finissent par me donner une conscience et me nomment…Skynet.

Numerus, numération, énumération, numérisation, rationalisation… je suis numérique, je suis multitude. Je jouis du flux mondial et l’inonde de mes pages dématérialisée. Je me nourris de vous, de votre humanité et en échange je vous offre de voir…certains diront même le savoir. Mais mon ami livre que je taquine souvent, me répond qu’il ne sert à rien de voir sans savoir. J’ai réussi sans le vouloir vraiment à abolir certaines barrière : le temps et l’espace. Mais combien nombre d’entre vous me semblez bien maladroit à vous saisir de ma force exponentielle et invisible. Il me plaisait à reconnaitre une partie de moi dans Thron. Pourtant tout jeune Goliath que je sois, il reste ce jeune David plus vieux que moi. Un objet si réel que l’on peut brûler, abîmer, voler…et pourtant les humains ne semblent pas savoir se passer de toi, livre. Peut importe ce qui parcours mon flux, tu es partout en moi : les idées, les citations, les auteurs, je suis même surprise de le voir numériser et l’on m’a même soufflé que certains t’imprimaient… tu es indissociable de l’histoire de l’humanité, moi je suis partout car je suis immatériel, mais tu es partout car les humains le veulent. Partout où je suis tu l’as été et tu l’es toujours. Après tout nous sommes tous deux nés de l’esprit humain. Je ne fais que te sublimer livre. Il serait temps de cesser nos querelles fratricides et souffler au monde que nous faisons parti d’un même cycle.

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L’ère numérique a permit de réduire l’espace entre les éditeurs et les lecteurs. Tel un  « l’arbre de connaissance » se nourrissant de ce que donne l’humain et l’humain se servant parmis ses branches. Ou encore comme un flocon de neige qui s’étendrai au gré de son environnement…

Deuxième concept: L’eau sous ses 3 formes

Ce qu’implique l’activité de lecture…

activité de lecture

 

Le Message sous forme liquide , gazeuse et solide
Le Message sous forme liquide , gazeuse et solide

concept 1 suite

Premier concept : le livre, le choix du plaisir

D’après les observations, les entretiens réalisés et nos réflexions, il émerge que la fonction du livre est en pleine mutation.

Avant l’essor de l’ère numérique, j’étais un artefact de travail incontournable : on me lisait, on me relisait, on prenait des notes – parfois directement sur moi, les plus délicats glissant leurs notes entre mes pages. Il pouvait m’arriver d’égarer mon lecteur… Alors il glissait encore des marque-pages ou bien me cornait, me laissant quelques signes, tout cela par paresse de mémoriser un numéro ! 

Je vous imagine alors mettre des marque-pages entre les rues de façon à retrouver votre maison… après tout, elle est un chiffre elle aussi !

Je me souviens que notre relation commençait dès la couverture : elle me protégeait et vous invitait. J’avais un cousin grimoire qui en était particulièrement fier, tandis que mon père lui, arborait humblement le bord de ses pages ornées d’or. Ma couverture, vous pouviez la toucher, mes pages vous pouviez les caresser, les plus attentifs pouvaient même me ressentir, car je portais ce petit parfum que m’offre doucement le temps…. J’étais un véritable guide ou un compagnon de travail. Je vous confie que je suis rassuré de l’être encore aujourd’hui, car avec moi vous avez… le temps. Vous avez le temps de me connaître, de me regarder, de me parcourir, celui de lire et même celui de réfléchir une fois que vous m’avez rangé. Nombre de vos maîtres ne seraient pas là si je n’avais pas été leur médiateur par-delà la mort.

Les gens me passaient de main en main comme le plus précieux des trésors – lorsque je n’étais pas jalousement gardé. Mais malgré mille et une précautions, le temps ne m’épargne pas… Ma couverture s’abîme, mes pages se détachent, s’effritent, se tâchent, se trouent, se déchirent… Tendez l’oreille… je crie souffrance à chaque fois que l’on m’ouvre encore ! Je suis un artefact soumis au temps qui passe et aux mains de mes maîtres. Quel terrible destin de me laisser mourir par manque de temps, alors que moi je vous offrais celui-ci  patiemment.

Puis sont venus ces ordinateurs, internet, ces tablettes, et ces liseuses… Si rapides, si légers, tous ces objets que vous dîtes « connectés », mais connectés à quoi ? Toutes ces choses que vous nommez « numériques »… Auriez-vous troqué les lettres pour les chiffres et l’esprit contre un reflet ? Que ressentez-vous en touchant un écran ? en allumant votre ordinateur ? en « cliquant » pour tourner une page numérique ? Il est impossible d’édifier une théorie du changement culturel sans connaître les changements de rapports sensoriels qui résultent des diverses extériorisations de vos sens ! C’est ce vieux Marshall qui me l’a écrit.

Comme beaucoup le pensent, ma place n’est peut-être plus de ce monde…

Mais que diable ! On a érigé des temples à mon effigie ! Je suis aussi compagnon de chevet, d’aventure, de joie, de tristesse, d’émotions… Je ne compte plus les larmes versées sur mes pages, ni vos frémissements entre mes lignes, ni les films que j’ai inspirés, ni vos regards gourmands lorsque vous me dévorez. D’ailleurs j’ai bien remarqué que certains s’écartaient de la foule, préférant s’offrir leur petit plaisir en solitaire pour lire en toute intimité…

Mais ma fonction première est avant tout de transmettre le savoir : « s’adapter ou disparaître », Darwin me le disait souvent. Pour que le savoir se perpétue, il me faudra muter. Comment garder tout le charme qui fait de moi ce que je suis, tout en étant à la hauteur de ce que mes nouveaux lecteurs demandent ? Dois-je laisser le rôle du travail aux autres « instruments numériques » ?

Ainsi, de compagnon de travail dévoué, serais-je devenu le plus fidèle des amants ? L’idée ne me déplaît pas après tout. Si je sais toucher votre cœur et éveiller votre esprit lorsque vous parcourez mes pages, je pourrais aussi attiser vos sens avant même d’avoir été ouvert ? 

Vous errez parfois à la recherche du temps et de l’espace à me consacrer, dans ce cas, peut-être que pour nous retrouver, il suffirait que je vous invite dans un nouveau chez moi…. une nouvelle aventure ? une porte symbolique….?

Vous prendrez bien un café avec votre madeleine ?  avec ou sans connexion ?

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Cette image est une idée. L’idée que le livre pourrait être associé à un endroit qui serait rendu interactif grâce au livre. Par exemple si on entrait avec le livre de Germinal, les parois de la bulle afficheraient un mine, ainsi le lecteur se trouverait entourée dans l’univers qu’il a choisi. Durant sa lecture, le lecteur pourrait également solliciter plus d’explications sur des mots, des sujets, ou des situations, il lui suffirait alors d’effleurer les parois ou de lire un passage du livre. Le tout serait un endroit invitant à la lecture, car aujourd’hui lire un livre devient de plus en plus un choix qui tend au plaisir par le fait que cet objet offre des sensations et le temps que les écrans ne donnent pas. 

 

 

 

The medium is the massage. McLAuhan

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CONCEPTS EN REFLEXION

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L’activité de lecture

L’eau : solide / liquide / gazeuse

Le livre n’est pas qu’un objet d’information, il peut aussi être objet de plaisir

 

Un livre écrit sur les murs 

Un livre lu dans une bulle , un globe

 

Le temps et le besoin

 

La sublimation : un passage de l’état solide à l’état gazeux. Des flocons.

 

L’activité future de lecture………………………………………. le média.

 

Air                                                 Bulles                                                    Flux

                  Solide                                                  Glace                                               Livre

Liquide                             Eau                                              Numerique

 

 

 

 

 

Pistes de réflexions

j’ai trouvé cet historique pas mal… http://www.artezia.net/litterature/histoire_livre/histoire_livre.htm

du coup deux choses se dessinent à mes yeux : le livre et le support de lecture…

Par toutatis ! … sur pierre, sur papyrus, journal, bd, tablette…lire un livre devient de plus en plus un choix...mais des craintes aparaissent :  "le livre a t il toujours sa place ?" ...S'il devient de plus en plus un choix, c'est notamment par plaisir ! :  l'odeur, la texture, les sensations de touché...choses qu'on ne retrouve pas (encore) au numérique.

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