Un américain s'oriente grâce à l'écho de ses claquements de langue

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Daniel Kish, un Américain de 48 ans, possède une audition remarquable. Pendant des années, il s'est entraîné à se déplacer grâce à l'écholocalisation. Pour se repérer dans la rue, il a développé une technique qui consiste à claquer de la langue et écouter les répercussions sonores qui s'en suivent.

La méthode utilisée par les dauphins et les chauves-souris

Daniel Kish peut ainsi déterminer l'emplacement des obstacles sur son chemin et se déplacer plus facilement. La méthode du "sonar" qu'il a tenté de parfaire est celle utilisée par les dauphins, bélugas et chauves-souris. Grâce à son association World Access for the Blind (Un accès mondial pour les aveugles), il enseigne sa technique à d'autres non-voyants. Il a ainsi pu aider 500 personnes à travers le monde.

L'homme est né avec une forme agressive de cancer appelé rétinoblastome, une tumeur oculaire rare chez l'enfant et qui se développe dans la rétine.

Voir avec la langue

Lien: http://www.futura-sciences.com/sante/actualites/medecine-aveugle-parvient-voir-langue-23064/

Voir le monde grâce à sa langue. Loin d'être le titre d'un nouvel ouvrage culinaire sur les saveurs du monde, cette phrase illustre l'expérience qu'est en train de vivre le caporal anglais Craig Lundberg. Ce jeune militaire de 24 ans teste un appareil lui permettant de (re)distinguer l'espace et les choses grâce à sa langue : le BrainPort.

En 2007, le caporal Craig Lundberg est blessé sur le terrain, après l'explosion d'une grenade à Bassorah. Son visage est touché. Son œilgauche doit être enlevé et son œil droit est gravement atteint. Le militaire britannique est désormais aveugle. Loin de se laisser abattre, à son retour en Angleterre, il fait preuve d'une grande motivation pour diverses initiatives. « C'est ce qui nous a mené à penser que le caporal était la bonne personne pour tester ce prototype du BrainPort », admet-on au ministère de la Défense britannique.

Langue électrique

Alors, c'est quoi le BrainPort ? Grosso modo, il s'agit d'une paire de lunettes de soleil à laquelle est intégrée une caméra. Ces lunettes sont reliées à un câble se terminant par une sucette en plastique plate, à placer sur sa langue. Tout ce dispositif pourrait bien faciliter et augmenter l'indépendance des personnes malvoyantes. Les images captées par la caméra sont transformées en impulsions électriques, tout comme l'aurait fait la rétine d'un œil en état de fonctionnement. Les anglophones peuvent suivre les explications d'un reportage sur le BrainPort.

Ces impulsions passent par le câble et sont envoyées directement sur la langue : les nerfs de la langue sont alors excités et transmettent l'information au cerveau. C'est l'intensité de ces impulsions qui permettent à Craig Lundberg de « voir » le monde. Comme il l'explique dans le TimesOnLine, même si ce procédé n'est pas la solution finale à son handicap, son potentiel est très grand. « C'est comme lécher une pile de neuf volts ou manger des bonbons qui pétillent. Et grâce au BrainPort, je perçois désormais des lignes, des formes. J'ai pu marcher dans un corridor, passer des portes, croiser des gens qui venaient vers moi. C'était la première fois depuis l'Irak que j'ai pu faire de telles choses. L'équipement demande de la pratique mais a un grand potentiel. Une des choses les plus marquantes, c'est que ça m'a permis de pouvoir directement prendre des objets et non plus tâtonner avant de les attraper. »

Un procédé connu depuis les années soixante

Le concept scientifique derrière le BrainPort, on le doit au docteur Paul Bach-y-Rita. Dans les années 1960, cet ingénieur-physicien amène l'idée de substitution sensorielle. Il s'agit de stimuler un sens (comme le toucher) pour en remplacer un autre (la vue). Il avait ce principe fondamental : « On ne voit pas avec nos yeux, on voit avec notre esprit. »

Sur la base de ce concept de substitution, Paul Bach-y-Rita veut utiliser les nerfs de la langue pour transmettre ces impulsions électriques en lieu et place de la rétine. La caméra joue le rôle de l'œil et capte des pixelsblancs, gris et noirs. Un petit ordinateur se charge de la conversion de ces pixels en courant électrique. Une forte impulsion représente des pixels blanc, une impulsion moyenne, des pixels gris et l'absence d'impulsion représente des pixels noirs.

Pour la docteure Aimee Arnoldussen, neuro-scientifique reprenant le flambeau du Dr Paul Bach-y-Rita, utiliser le BrainPort, c'est comme apprendre un nouveau langage : « La personne doit apprendre à traduire les impulsions électriques en une idée d'objet et de forme. C'est une étape cruciale de l'apprentissage. Mais quand le procédé est acquis, cette translation devient automatique ». Au ministère de la Défense britannique, qui utilise cette technologie américaine, on suit avec attention les résultats du caporal Lundberg. Si c'est un succès, on pourrait étendre le procédé à des personnes aveugles venant d'autres départements militaires, et pourquoi pas vers la population civile.

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Visio, la canne connectée

Visio est une canne connectée pour les personnes aveugles ou malvoyantes, leur permettant de se déplacer avec plus de d’autonomie et en toute sécurité en ville.

Les objets connectés sont souvent considérés comme des gadgets mais on oublie parfois qu’elle améliore notre quotidien. C’est le cas de Visio, une canne connectée pour les malvoyants qui pourront se déplacer avec plus de sécurité lorsqu’ils seront en ville. La date de sortie de cette dernière est annoncée pour l’année 2015.canne-malvoyants

Présentation de la canne Visio :

Visio est un projet porté par 5 étudiants issus de l’Ecole Supérieure des Sciences et Technologies de l’Ingénieur de Nancy. L’origine de cette initiative vient d’un membre de l’équipe qui a un membre de sa famille atteinte de cécité. Touché par ce problème, elle a décidé de trouver une solution pour améliorer son quotidien.

Cette canne connectée doit permettre aux personnes malvoyantes d’accéder à un certain nombre d’information qu’un voyant puisse accéder. Par exemple : savoir si un feu est rouge, ou vert pour traverser, ou encore s’il passe devant une boutique ou une boulangerie lorsqu’il se promène. Elle permettra également à trouver le bon chemin lorsque ce dernier se perdra en ville. Elle va décidément améliorer le quotidien de ces personnes en leurs permettant d’accéder à des informations qui n’étaient pas accessibles auparavant sans l’aide d’une autre personne.

Fonctionnement de la canne Visio :

Visio va fonctionner avec plusieurs technologies, d’une part à l’aide de capteurs infrarouges, il va permettre de sécuriser les déplacements des malvoyants en les indiquant les obstacles qu’ils vont être confrontés. L’idée est de prévenir les risques de collision qu’ils peuvent rencontrer lorsqu’ils se baladent en ville. En effet, grâce à un petit boîtier, ce dernier diffusera un signal sonore ou une vibration à son utilisateur lorsqu’il sera proche d’un obstacle. Ce dernier est capable de détecter des obstacles jusqu’à 2,5 mètres de hauteur.

D’autres part, grâce à la connectivité WiFi, 3G et au GPS, cette jeune start-up souhaite équiper sa canne d’un système de tag capable de communiquer des informations primaires lorsqu’une personne malvoyante circule dans la rue. Le GPS permettra de géolocaliser la personne malvoyante et l’aider à s’orienter si cette dernière en ressent le besoin. Par exemple, elle peut répondre à des simples problème comme donner le signalement d’un feu ou encore le nom des boutiques lorsqu’un malvoyant se trouve à proximité jusqu’à l’aider à se déplacer en l’orientant avec le GPS.

Disponibilité et prix :

Le prix de la canne Vision n’est pas encore connu, mais cela ne devra pas tarder puisque les fondateurs viennent de créer une société et comptent commercialiser ce produit pour l’année 2015.

 

Etat des lieux

Montre connectée pour aveugle et non-voyant

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Montre connectée

 

Se repérer dans la ville

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Appréhension différente

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Notes on Blindness

Les réalisateurs Peter Middleton et James Spinney ont réalisé un film en réalité virtuelle, baptisé « Notes on Blindness », pour retranscrire au mieux cette expérience. Une expérience que vous pourrez vivre via application disponible gratuitement sur le casque Samsung Gear.

Au total le film dure une dizaine de minutes et vous plonge dans la peau d’une personne non-voyante. À défaut de voir, celui-ci ressent, écoute, touche, imagine, le tout dans une obscurité permanente. Ce mini-documentaire a été produit par Archer’s Mark, une entreprise basée à Londres.

Plusieurs chapitres s’offrent à vous, chacun correspondant à un épisode différent du journal audio que tenait John Hull. La voie calme de John décrit mot pour mot ce qu’il fait, ce qu’il entend, ce qu’il croit percevoir assis sur son banc. Au fur et à mesure des silhouettes apparaissent dans la nuit qui vous entoure, la silhouette d’un arbre caressé par la brise du vent, celle d’un enfant s’amusant à proximité de John, ou encore un lac dont vous percevez le bruit apaisant de l’eau.

 

Technologies pour aveugle