Coginitive Tools  in education | Research

http://edutechwiki.unige.ch/en/Cognitive_tools

Cet article de wiki propose différentes définitions issues de la recherche sur les outils cognitifs ainsi que des typologies proposées par certaines équipes dans les années 2000. (Lajoie, Jonassen & Carr...)

Extrait 

According to Kim and Reeves (2007:226), Jonassen and Carr (2000) suggested the following classes of "mindtools":

 

Ollagnier-Beldame | 2013

Interagir dans un monde de plus en plus réflexif : Processus cognitifs et traces numériques : mémoire, interprétation et rapport au temps.

https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00954945/document

Deux notions sont donc fondamentales dans cet article : premièrement, celle d’inscriptions d’interactions que nous définissons comme des « enregistrements des interactions entre l’humain et le dispositif numérique ». Il peut s’agir de fichiers logs, d’historiques d’interactions, etc. Et deuxièmement la notion de traces d’activité que nous définissons comme des « inscriptions d’interactions mobilisées par l’humain, qui s’en sert comme documents et qui les situent dans le temps ». Ainsi pour nous, c’est l’humain qui donne le statut de traces aux inscriptions.

SUR LES INSCRIPTIONS

Les trois dimensions du document proposées par Pédauque (2003) permettent d’ouvrir sur une perspective sémiotique grâce à laquelle on peut appréhender la richesse de la notion d’inscription.

- Les inscriptions ont une forme : elles sont visibles et lisibles à l’interface hommemachine. C’est la dimension des inscriptions que Jeanneret (2011) appelle le « tracé », c'est-à-dire le contour, la figure de l’inscription. C’est ce qui va en autoriser la saisie par l’humain.

- Les inscriptions possèdent aussi une dimension signe, qui se révèle par l’interprétation faite par l’humain. C’est la face sémiotique des inscriptions (comme porteuses de sens)

- Les inscriptions ont enfin une dimension médium : elles sont les résultantes de médiations sociales, elles rendent compte de situations passées de communication, de relation à soi, aux autres et au monde (Merzeau, 2011)

Notes de M. Grandjean | Conférence de Bruno Bachimont

L’archive et la massification des données (Bruno Bachimont)

 

Extraits 

En archivistique, on met en place des outils qui permettent de fixer dans la durée la mémoire des événements. Une trace donne lieu à un travail interprétatif de la personne qui lui fait face. La question se pose à un niveau sémiotique et culturel : nous avons besoin de notre perception pour accéder à la nature de son contenu, à travers la maîtrise des codes culturels qui forment le contexte de la trace.

À ce médium perceptif s’ajoute un médium technologique à partir du moment où la trace est codée. La ressource codée assure le rôle de permanence, mais on a besoin d’une médiation technologique pour qu’elle soit lisible, c’est la « vue publiée » (qui est dans l’éphémère de la consultation, le temps de l’ouverture du document, du travail de l’écran).

[...]

On nous dit que la données est une mesure mise dans un ordinateur. C’est un sophisme. Qu’est-ce qu’une « donnée » ? Quelque chose qui est « donnée » par un tiers, qui est construit !  Ce ne sont donc pas des données, ce sont des « construits » (Bruno Latour) ou des « capta » (Johanna Drucker). Dans le big data, le traitement des données n’a rien à voir avec leur obtention. C’est la première fois qu’on a une rupture entre production et interprétation de la donnée. En sciences expérimentales, on a(vait) une continuité entre l’expérience (la production de données) et l’interprétation. Ici, on perd le lien avec l’origine, d’ailleurs cela n’a pas beaucoup d’importance puisqu’on observe la récurrence statistique.

Comment passer de l’épistémologie de la mesure à une épistémologie de la donnée ?

Slides 2013 | Traces numériques et activité réflexive | Magali Ollagnier-Beldame

Ces slides de cours offrent une perspective intéressante sur les systèmes de traces, notamment les systèmes numériques et sur les activités qu'elles peuvent soutenir/augmenter.

Si l'on considère les trois "que nous disent nos traces?" proposés (recherche de la vérité, distorsion ou révélation), notre objet d'étude s'intéresse aux traces qui nous "révèlent" quelque chose, qui agissent sur nous en nous amenant à réfléchir, à nous questionner, à déplacer nos conceptions sur des choses qui nous entourent.Capture d’écran 2016-05-14 à 00.35.16http://liris.cnrs.fr/~pchampin/2013/m2iade-ia2/_static/Cours-Reflexivite-2013.pdf

 

Places of Learning: Media, Architecture, Pedagogy

Applying the theories of D. W. Winnicott, and British psychoanalyst Christopher Bollas23, educator Elizabeth Ellsworth24, in her book Places of Learning: Media, Architecture, Pedagogy, describes this kind of space as a potential spacewhere an “evocative object” transforms25—a space for experiential learning that fosters innovation:

…[the transitional space] is an “answer” that provokes us to keep thinking…. Unlike spaces that put inside in relation to outside in an attempt to make the inside comply with the outside, transitional space opens up a potential for learning about the outside without obliterating the inside…[the transitional space] allows us to use the environment to get lost in oneself, to make a spontaneous gesture, to get interested in something new, to surprise oneself, to organize bits of experience into a temporarily connected sense of self and then to allow those bits to “un-integrate” so that they can be surprised by themselves and reconfigured into new thoughts and ways of being with self and others.” 

Thèse T. Vardouli, 2012. Design for empowerment for design.

http://dspace.mit.edu/handle/1721.1/72864#files-area

Abstract "[...]Through a critical comparative analysis of two basal computational systems for design “democratization,” as discussed in Yona Friedman’s and Nicholas Negroponte’s early 1970s writings, this thesis illustrates that the “infrastructure” metaphor was engendered and still resides in a positivist paradigm of design, allowing for little freedom or intuition on behalf of the user. Rather than denouncing the internal contradictions of the “structure for freedom” model, this thesis inquires into the computational structures of Friedman’s and Negroponte’s proto-computational proposals in order to identify and critique the assumptions which underpin their optimism about the non-paternalistic character of their control systems."

Francis Ponge

Escargot

Au contraire des escarbilles qui sont les hôtes des cendres chaudes, les escargots aiment la terre humide. Go on, ils avancent collés à elle de tout leur corps. Ils en emportent, ils en mangent, ils en excrémentent. Elle les traverse. Ils la traversent. C'est une interpénétration du meilleur goût parce que pour ainsi dire ton sur ton — avec un élément passif, un élément actif, le passif baignant à la fois et nourrissant l'actif — qui se déplace en même temps qu'il mange.

[...]

Ainsi en est-il de tous ceux qui s'expriment d'une façon entièrement subjective sans repentir, et par traces seulement, sans souci de construire et de former leur expression comme une demeure solide, à plusieurs dimensions. Plus durable qu'eux-mêmes.

 

(merci Benoît A. pour la découverte de ce texte)
http://www.wikipoemes.com/poemes/francis-ponge/escargots.php